
On connait tous Pikachu, l'espèce de petit animal électrique issus de l'esprit fou de Japonais. Ce petit Pokemon. Savez-vous que son père n'est en fait que le Dieu de la foudre ? ZEUS ! Ou Jupiter pour d'autres...
J.-B. Maillard : Comment vous-êtes vous converti ?
Thierry Bizot : Je me suis converti très progressivement, à mon insu mais tout en douceur. Un jour mon fils a eu un mauvais bulletin, je suis allé voir son professeur pour lui demander conseil, et il m'a dit « vous êtes de grande de taille, impressionnant, bien établi... peut-être devriez-vous faire part à votre fils de vos propres doutes ». Cette parole m'a touché en plein cœur. J'étais en apparence sûr de moi, mais à l'intérieur, c'était tout le contraire, comme si je jouais un rôle, et mon fils s'en apercevait peut-être.
Quelque temps plus tard, j'ai reçu une invitation de ce professeur avec un petit mot « en souvenir d'une longue conversation ». Il s'agissait d'un parcours catéchétique ! Ne voulant pas vexer ce professeur envers qui je me sentais redevable, j'ai accepté son invitation. Je m'y suis rendu avec des pieds de plomb, sans ma femme.
Ma première impression fut de me dire : « Ces gens sont des pauvres types, ils n'ont rien d'autre d'intéressant dans leur vie ». Mais j'ai continué à suivre ces cours par intérêt intellectuel, comme des « cours de philo » du soir. Je pensais aussi pouvoir leur apporter quelque chose... Il m'a fallu deux mois pour me rendre compte que moi aussi, j'avais un bras cassé. Je ne vivais rien d'autre de mieux. Au contraire, j'étais plein de vanité, d'orgueil et d'arrogance. A la messe, on entend « dis seulement une parole et je serai guéri », de même ce professeur avait dit quelque chose et j'ai commencé à guérir.
Que s'est-il passé ensuite ?
A la fin de ce parcours de catéchèse, rien de plus ne s'était produit. Je l'ai vécu comme une sorte de « stage de récupération de points » du permis de conduire appliqué au spirituel ! C'était un « truc marrant » que je pouvais raconter dans les dîners en ville et je l'ai laissé dans un coin de ma tête. Un jour, dans un de ces dîners, un de mes amis, athée, se met à parler de Dieu. Je veux lui raconter ma petite histoire. Soudain, elle sort de ma bouche avec une grande émotion et une grande force. Cela avait travaillé, mûri en moi, pour prendre une place primordiale, que je ne soupçonnais même pas !
A partir de ce moment, j'ai commencé à raconter cette expérience dans les dîners, mais comme un témoignage. Les gens étaient si intéressés que ma femme m'a suggéré de la mettre par écrit pour en faire un livre, et mon éditeur m'a fait part de son enthousiasme à cette idée. Pourtant je n'étais pas encore capable de dire que j'avais la foi. Mais plus je témoignais, plus je la sentais en moi.
Quelle a été votre découverte majeure ?
Je me suis rendu compte de ma faiblesse, de ma petitesse, du non-contrôle de ma vie, le tout associé à une énorme force, paradoxale : être un enfant de Dieu, comme un petit bout de Dieu.
Qu'est-ce qui a depuis changé dans votre vie ?
Je suis beaucoup plus serein, beaucoup moins angoissé par la vie. Se sentir aimé par Jésus, ça règle pas mal de problèmes ! Récemment quelqu'un m'a dit « Personne ne comprend que Dieu vous nous sauver ». C'est vrai qu'un Dieu qui s'est fait homme, crucifié comme un voleur de poules, c'est presque étrange. Pourtant l'amour de Dieu est là.
Nous ne pouvons jamais totalement nous satisfaire de l'amour que nous donne notre famille, nos parents, nos frères et sœurs, nos époux... Nous n'avons jamais tout l'amour que nous voudrions et nous nous sentons seuls, comme des orphelins. Nous avons besoin d'un amour plus fort que tous les autres. C'est celui de Jésus, notre Père. Quand nous nous savons aimés par Lui, nous ne sommes plus orphelins.
Que vous apporte la foi ?
Les gens pensent souvent que la foi sert à mourir, que ça rassure, comme une « assurance vie ». Non, la foi permet au contraire de bien vivre, d'être heureux. C'est comme être amoureux. La foi est une rencontre amoureuse avec Jésus qui vous aide dans votre vie de tous les jours. On est alors plus présent à sa famille. Dans le film, le héros comprend que son fils a besoin de lui pour se sentir aimé, et qu'il a lui-même besoin de se réconcilier avec son propre père. « Rappelle-toi de l'enfant que tu as été par rapport à ton père, pour être vraiment le père que tu veux être par rapport à ton enfant ». Nous avons tous besoin de nous réconcilier avec notre père ou avec Dieu, c'est souvent lié.
Pourquoi avoir adapté votre histoire au cinéma ?
Je me convertis à chaque fois que je témoigne, j'ai donc pensé que cela m'aiderait encore à me convertir ! C'est ma femme qui m'a proposé de le réaliser. Scénariste depuis 15 ans, je connais son talent. Elle voulait depuis longtemps faire un film, plusieurs sujets étaient à l'étude mais elle a constaté que la question de Dieu est un sujet porteur, que beaucoup de gens s'y intéressent. Pour elle qui se dit non-croyante, l'histoire de Catholique anonyme est une sorte de « thème star ». Un sondage paru dimanche dernier dans Le Parisien le prouve : 62% des personnes aimeraient pouvoir discuter des questions qu'elles se posent sur Dieu avec quelqu'un mais cela reste un tabou puisque près de la moitié trouve le sujet trop intime.
Votre film aide donc à parler de Dieu ?
Oui, il permet de libérer la parole sur ce sujet crucial. C'est un témoignage pour évangéliser mais ce n'est pas non plus un film prosélyte au sens péjoratif du terme. Les gens ne veulent pas être évangélisés et le gros reproche fait aux catholiques est de s'imposer, de vouloir donner des leçons de morale, d'assener des vérités toutes faites. Dans le film, nous avons représenté les cathos comme ils sont réellement, avec leurs défauts et leurs qualités : on ne peut pas reprocher à Qui a envie d'être aimé ? d'être complaisant. D'ailleurs, quand nous avons testé le film auprès du public, nous avons eu la grande surprise de découvrir que les non-croyants avaient encore plus aimé que les catholiques pratiquants !
Quel parallèle peut-on établir avec le film de Xavier Beauvois, Des Hommes et des Dieux ?
Ce film est un film magnifique, une histoire d'hommes qui ont donné leur vie pour être moines et qui vont jusqu'à la donner tout court, comme des résistants. Qui a envie d'être aimé ? est l'histoire ordinaire entre un Dieu et un homme. Un jour, au coin de la rue, la foi peut vous tomber dessus sans prévenir, alors que vous ne serez jamais moine à Thibhirine. Ainsi, chacun a la liberté de se projeter dans le personnage.
Votre film peut donc toucher n'importe qui ?
Aujourd'hui c'est difficile de croire qu'on puisse s'enfermer dans un monastère, mais qui ne peut pas aimer de grands saints comme saint Vincent de Paul ou saint François d'Assise ? Accepter d'être faible, faillible, cela peut être un soulagement pour beaucoup de monde, et un retour aux sources. Dans le film il y une scène très importante, quand le héros, fâché avec sa femme, se retrouve chez sa sœur. Elle lui dit : « Quand t'étais petit, t'étais fan de Fred Astaire. Après, ça a été Mick Jagger, et maintenant, Jésus ! Catholique, quand même pas très sexy... ». Puis ils se rappellent quand, enfants, ils allaient encore à la messe. Tout témoignage est une histoire dans laquelle le fil est renoué avec Dieu. Ceux qui témoignent de leur foi le savent bien, ils ne disent jamais « Je crois en Dieu parce que sur un plan métaphysique, c'est une chose qui me semble possible » mais « Je crois en Dieu car il m'a sauvé d'un cancer ». Aujourd'hui, tout le monde cherche à être aimé, sans forcément y parvenir. Le film y répond à sa manière : primo, toi, tu es aimé. Secondo, ça va bien se passer entre Dieu et toi !
En quoi le cinéma peut-il être un moyen de témoigner de sa foi ?
Avec le cinéma, vous avez un très long temps d'écoute assuré, qu'aucun autre média ne permet. Qui a envie d'être aimé ? est un message d'une heure trente assuré. Le succès du film Des hommes et des Dieux est aussi sans doute dû à cela : dans une société de la rapidité permanente, de l'urgence, un film très long, très lent, permet au spectateur de s'arrêter et de réfléchir. On capte l'attention des gens de façon fabuleuse ! De la même façon, avec des amis, nous avons lancé les "dîners du silence" : sous les magnifiques voûtes du Collège des Bernardins, 80 convives écoutent des moines du Couvent des Carmes de Paris lire l'Evangile. Et cela remporte un grand succès !
Pensez-vous que d'autres personnalités du monde des médias feront leur « coming-out spirituel » dans les années qui viennent ?
Si cela devient moins « ringard » de se convertir, alors oui, beaucoup d'autres suivront !
Qui a envie d'être aimé ?, une comédie réalisée par Anne Giafferi avec Eric Caravaca, Benjamin Biolay, Arly Jover, en salles le 9 février. Lien vers la page du film sur Allociné (séances, bande-annonce http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=188254.html ). Le blog de Thierry Bizot :http://bizot.blog.croire.com/
La sanction est tombée immédiatement, sa hiérarchie a demandé son départ de la Légion.
Benoit Jullien de Pommerol a été aumônier au 2ème Régiment Etranger de Parachutistes en Afghanistan de janvier à juillet 2010. Dans un rapport, il a dénoncé la volonté de l’armée française de créer un état d’esprit déférant et bienveillant face à l’islam.
a lire son rapport
Reçu par mail cette lettre de religieuses de Bagdad : la haine dans l'islam et le martyre de catholiques. Elle est adressée à tous les chrétiens du monde. Vous la trouverez en intégralité et telle qu'elle fut écrite (sans correction d'orthographe ou d'accent) :
"Chers frères et soeurs de partout,
Nous voulons commencer cette lettre par vous remercier de tous les messages de communion et de solidarité que nous avons reçus. Il y a beaucoup de catastrophes naturelles en ce moment dans le monde qui font des victimes bien plus nombreuses que chez nous, mais la cause n’en est pas la haine, c’est ce qui fait toute la différence.
Notre église est habituée aux coups durs, mais c’est la 1ere fois que c’est aussi violent et sauvage et surtout la 1ere fois que cela se passé a l’intérieur de l’église, d’habitude ils font exploser des bombes dans la cour des églises.
L’église Notre Dame du Salut est une des 3 églises syriaques catholiques de Bagdad, la plupart des gens qui la fréquentent sont des chrétiens de rite syriaque originaires de Mossoul ou des 3 villages chrétiens syriaques proches de Mossoul : Qaraqosh dont sont originaires nos ps. Virgin Hanan et Rajah Nour, Bartolla et Bashiqa dont est originaire ps. Mariam Farah. Grâces à Dieu aucune d’elles n’a eu de parents proches tués ou blessés gravement.
L’église a été prise d’assaut le Dimanche 31 Octobre après midi, juste après le sermon du Père Tha’er qui célébrait la messe. Le père Wasim, qui est le fils d’une cousine de ps. Lamia, confessait au fond de l’église près de la porte d’entrée, le père Raphael était dans le choeur. Les attaquants étaient de très jeunes gens (14-15 ans) non masques armes de mitraillettes, de grenades et ils portaient une ceinture explosive. Ils ont tout de suite ouvert le feu, tuant le père Wasim qui tentait de fermerla porte de l’église, puis ils ont tire aveuglement après avoir ordonne aux gens de se jeter a terre, de ne plus bouger et de ne pas crier. Certaines ont réussi a envoyer des messages par téléphone portable pour donner l’alerte, mais après les assaillants tiraient sur toute personne qu’ils voyaient utiliser son portable. Le pere Tha’er qui continuait à célébrer a été tue à l’autel dans ses habits sacerdotaux, son frère et sa mère ont été tués également.
Après, cela a été le massacre, nous ne pouvons pas raconter tout ce que les gens nous ont dit, même les enfants qui criaient étaient tués. Certaines personnes s’étaient réfugiées dans la sacristie en barricadant la porte, mais ils sont montes sur la terrasse de l’église et ont jeté des grenades par les fenêtres de la sacristie qui sont en hauteur.
"Mercredi, église Saint-Jean. Le père Gabriel, curé de la paroisse, s'adresse à la presse, presque en désespoir de cause. C'est que depuis plusieurs mois, son église est la cible de tags injurieux et obscènes, de jets d'excréments... Et la semaine dernière, le feu a été mis au cyprès qui jouxte le bâtiment religieux, risquant de propager les flammes à l'église. Pour ce prêtre, "ces actes ont un lien direct avec ce qui se passe en Irak où des Chrétiens ont été agressés". D'emblée, le père Gabriel parle de tensions inter-communautaires et dénonce un "climat de plus en plus agressif et violent entretenu par un petit groupe de jeunes de 12/13 ans jusqu'à 16 ans". Dans un premier temps, le père Gabriel a cru à des "incivilités" de jeunes désoeuvrés du quartier. Des bêtises d'ados en mal de provocation."
Quelques jours avant l'incendie du cyprès, un jeune est entré dans l'église, en pleine messe, urinant sur le parvis avec cette phrase terrible : "On va tous vous griller, vous et votre église".
Le père Gabriel est un ancien moine de l'Abbaye Sainte Madeleine du Barroux, devenu prêtre diocésain, curé d'une paroisse d'Avignon depuis quelques années. Il subit des violences depuis maintenant de nombreux mois, et ces violences ont pris une ampleur dangereuse pour sa vie et son église. Puisque, visiblement, aucun responsable politique (ni religieux?) n'entend son appel à l'aide il s'est résolu à saisir les médias.
Mais que fait donc le MRAP, SOS Racisme et la LICRA…comme c'est bizarre!
Ses parents écrivent :
"Après trois longues années d’instruction, le procès du meurtrier « présumé » d’ANNE – LORRAINE est programmé les lundi 13, mardi 14 et mercredi 15 décembre 2010 à partir de 9h30 devant la cour d’Assises de Pontoise 3, rue Victor Hugo.
Nous serons présents au procès, en famille, à la fois inquiets mais déterminés.
Inquiets :
- Parce que nous savons que les armes ne sont pas égales …
L’accusé pourra récuser des jurés, pas nous …
L’accusé pourra faire appel du verdict, pas nous …
- Parce que nous craignons que son avocat salisse la mémoire d’Anne - Lorraine pour justifier l’injustifiable, excuser l’inexcusable …
- Parce que, quel que soit la peine prononcée, nous savons que dans quelques années un juge d’application des peines, légalement irresponsable, aura la possibilité dans le secret de son cabinet, en catimini, de défaire ce qu’un jury populaire aura décidé avec tous les risques que cela comporte …
Mais déterminés :
- A affronter ce barbare qui, lui, nous a déjà condamnés au chagrin perpétuel
- A lutter sans esprit de vengeance mais sans compromission pour que d’autres filles ne connaissent pas le sort tragique d’Anne – Lorraine …en croisant de nouveau son chemin
- Et donc à mettre tous les acteurs du procès face à leur responsabilitéquant au sort de ce prédateur …
D’avance merci à ceux qui seront disponibles pour nous entourer et nous soutenir pendant ces trois jours et aux autres qui seront aussi avec nous par la pensée ou la prière
PS : vous pouvez évidemment rediffuser ce texte !".
Un mail de condoléances à été ouvert. Il s'agit de l'adresse mail suivante: condoleances.anne.lorraine@gmail.com